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It's a new day .

Journal Entry: Sat Sep 26, 2009, 11:57 AM
Thanks watchers and visitors for your comments and favs!
It means a lot for me ! :w00t:

Some problems occured in my life and now I'm so busy that I can't post any works before the second part of the next month !
Thanks for all your wonderful messages ( I'm Beginning to See the Light *** ) hehe ;)

I start with a large journal .


F e a t u r e
D e v i a t i o n







F e a t u r e
T a l e n t


They deserve you attention .



Simosi





crazynina-tv





leidanogueira





lory-c







paulleash






morganisimo





camilkuo





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natajane





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bonbon-a6dule





olinwena





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:spotlight-left: special daydream spotlight :spotlight-right:








  • Mood: Sadness
  • Listening to: The wind
  • Reading: My solfege book
  • Watching: My hands
  • Playing: Sudoku
  • Eating: Fish
  • Drinking: Water

Delire ! ^^

Sat Jun 13, 2009, 1:28 PM
Délires




C'était un lundi, un lundi ordinaire, au bord de la mer.

Une gosse femme, avec un oeil multicolore sur la tête serrait dans les huit doigts de sa main, un coeur qui battait en core, un coeur en or d'où saignaient des perles d'argent.

Tandis qu'un équilibriste à deux tètes, s'envolait dans un ciel aux six lunes, éclairées par des néons fluorescents jaunes et bleus, deux veuves habillées de tutus roses dansaient une valse frénétique, qu'elles dédiaient à tous les alcooliques diaboliques dont les suppliques soporifiques sauraient se déverser dans un baril de fiel.




C'était un lundi... un lundi ordinaire, au bord de la mer.

Je les revois ces poissons ventriloques, qui distribuaient des bonbons à la menthe aux touristes avachis sur leurs serpillères en colère, et qui ouvraient un large bec rempli de ces friandises appétissantes.

Je m'en souviens de ce Père Noël squelettique à la figure algébrique. Il cherchait...

ses bottes... sa hotte... Quelle tète de linotte ! Il n'avait plus qu'une passoire en ivoire comme unique accessoire !

Dans l'eau, plus au large, un parapluie, un parapluie acrylique se débattait. Il chassait... la baleine. En tous cas c'est ce qu'il disait.

Que m'avait il raconté cet homme de granit ? Je ne m'en rappelle plus. Il n'avait pas de bouche.




C'était bien un lundi... un lundi ordinaire, et j'étais au bord de la mer.

Un chauve qui mâchouillait de la guimauve jetait des anathèmes dans un champ de chrisanthèmes affolées par l'idée d'accoucher de cercueils transparents.

Trois bonnes soeurs de très bonne humeur, entretenaient cette rumeur : leur igloo aurait fondu en larme à cause d'un “vieux loup garou lance flammes”. Mais elles en savaient pas nager.

Pourquoi a-t-il fallu que ce hibou perché sur son caillou, se torde le genou pour scoubidou... un scoubidou musical, qui avait fait escale.

Un prestidigitateur unijambiste enroulait ses longs bras de caoutchouc autour du cou en ébène d'une otarie manchot, dont les gosses se parlaient en morse au bord de l'eau.

Un troubadour aquatique lançait des galets synthétiques.

Un cafard goguenard hurlait son amour galactique pour une tsigane asiatique.




C'était un lundi ordinaire, comme il ne s'en passe rien qu'au bord de mer.

Des vagues sucrées, de velours brodées, me léchaient les orteils toujours en éveil.

Eh oui ! Nous étions là, mes orteils et moi. Nous souhaitions écouter ce fameux frelon sans pantalon qui de l'accordéon, tout en lâchant le guidon de son violon. Nous nous reposions dans une belle brouette bien confortable, une brouette empruntée à un sapajou joufflu dont les antennes amovibles pleuraient tristement dans l'évier, un vieil fatigué de en fréquenter de la vaisselle bon marché.

Une intellectuelle sans cervelle, une femme de méninge, en ménageait pas sa peine, affairée à remplir d'immenses sacs poubelles d'idées asséchées, se détachant des arbres aux rires si peu lucratifs.

De drôles de gens.. oui, de drôles de gens vraiment auxquels on avait greffé un nez en plein milieu de la figure, s'extasiaient devant les vagues psychadeliques de la mer remontée à bloc.

Une femme anonyme, sans poitrine, léchait les vitrines des boutiques du bord de mer.

C'était une femme anonyme, à la langue visqueuse, une belle langue comme on en voit plus. Une langue à tiroir gorgée de secrets qui feraient pâlir plus d'un occulte ministre du culte.

Sur un ton facile, de majestueux volatiles volubiles déversaient de de délicieuses sornettes débiles, des sornettes bien repassées qu'on avait rincé à l'eau chande.

Des écrans télescopiques télescopaient la mémoire d'amnésiques éclairés.




C'était un lundi...! Un lundi ordinaire, encore et toujours au bord de la mer.

Un chien chaud, en inox, qui n'avait plus vu d'équinoxes depuis les solstices d'hiver, ceux de Strasbourg, ce sont les plus beaux... eh bien ce chien philatéliste échangeait des timbres de voix avec un postier bien enveloppé, un postier artiste qui courrait le cachet.

Un ange, tout d'orange vêtu, dessinait des losanges sur de paisibles mésanges......







Et puis...

Et puis, le réveil sonna. J'ouvris un oeil, puis deux. Ma tête pivota vers la droite. Dehors, il faisait jour. Les arbres encores verts, dont les branches dé;passaient près du rebord de la fenêtre, permettaient à quelques rayons de soleil de se projeter contre les murs de ma chambre. Pris d'un étrange sentiment, je me précipitai sur le balcon. A l'extérieur tout était normal. Tout...!

Déçu, je baissai mes yeux vers le sol, quand je vis mes pieds... nus !

Ouf ! Ils possédaient chacun neuf orteils.




Et puis...

Et puis, le réveil sonnait. J'ouvrais un oeil, puis deux. Ma tête pivotais vers la gauche. Les arbres encore verts, dont les branches dé;passaient toujours près du rebord de ma fenêtre, autorisaient un ou deux rayons de soleil à se fracasser contre les murs de ma chambre. Je me courrais vers le balcon. Et dehors, en bas dans le jardin, tout était normal... absolument normal...

Déçu, je baissais mes yeux vers le sol... et là, je pouvais voir mes pieds... nus...







Alors... à votre avis ?


____
Nouvelle intégrale de Michel Yomi .

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